"Keine Lotterie beim Bundesgericht" / "Pas de loterie pour le Tribunal fédéral"

Intervista, 5 novembre 2021 : PLR.I Liberali Radicali

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FDP.Die Liberalen: "Bundesrätin Karin Keller-Sutter setzt sich für ein Nein zur Justizinitiative ein. Für sie ist klar, dass die richterliche Unabhängigkeit in der Schweiz gewährleistet ist."

Am 28. November stimmen wir über die Justiz-Initiative ab. Ist die Unabhängigkeit der Schweizer Justiz mit dem aktuellen System gefährdet?
Im Gegenteil, das jetzige System funktioniert gut. Die Unabhängigkeit der Gerichte ist von der Bundesverfassung geschützt. Es gibt keine Hinweise, dass die Richterinnen und Richter nicht unabhängig urteilen würden. Dafür spricht auch das grosse Vertrauen, das die Bevölkerung den Gerichten entgegenbringt. In der jährlich publizierten Studie der ETH Zürich und des Center for Security Studies sowie beim Sorgenbarometer liegen die Gerichte jeweils auf den vordersten Rängen. Das Vertrauen wäre nicht so gross, wenn die Richterinnen und Richter als blosse Parteisoldaten wahrgenommen würden.

Sind Bundesrichterinnen und Bundesrichter in der Schweiz zu stark von den Parteien abhängig?
Bundesrichter und Bundesrichterinnen sind nur dem Recht verpflichtet. Das Vertrauen der Bevölkerung und die hohe Akzeptanz der Urteile belegen, dass das nicht nur Theorie ist. Auch das Parlament hat eine hohe Sensibilität für Druckversuche durch die Parteien: Als die SVP ihren Bundesrichter Yves Donzallaz letztes Jahr zur Abwahl empfahl, erzielte er bei seiner Wiederwahl das bessere Resultat als bei seiner ersten Wahl. Dass Richterinnen und Richter Mitglied einer Partei sein müssen, ist im Übrigen nicht gesetzlich vorgeschrieben. Es ist eine Tradition, die daher rührt, dass man möglichst alle Werthaltungen, Weltanschauungen und politischen Strömungen in der Bevölkerung auch an den Gerichten abbilden will. Die Gerichtskommission hat signalisiert, dass sie auch Kandidaturen von Parteilosen prüfen will.

Was würde eine Annahme der Justiz-Initiative für die Schweiz bedeuten?
Bundesrichterinnen und Bundesrichter würden künftig nicht mehr in einem transparenten und demokratischen Verfahren durch die Bundesversammlung gewählt, sondern durch das Los bestimmt. Ihre Wahl würde damit dem Zufall überlassen. Vorab würden die Kandidierenden von einer Expertenkommission auf ihre fachliche und persönliche Eignung hin überprüft. Diese Expertenkommission wiederum würde durch den Bundesrat bestimmt. Das bedeutet eine Machtverschiebung weg vom Parlament hin zum Bundesrat und einem Expertengremium.

Warum hat sich der Bundesrat gegen einen Gegenvorschlag entschieden?
Es ist schwierig, einen Gegenvorschlag zu einer Initiative zu entwerfen, deren Kern man nicht teilt. Der Kern der Justizinitiative ist nun einmal das Losverfahren. Es kann nicht sein, dass wir die Richterinnen und Richter unseres obersten Gerichts auslosen. So kommen nicht mehr die Fähigsten ins Amt, sondern jene, die am meisten Glück haben. Das schwächt die demokratische Legitimation des Bundesgerichts und damit auch die Akzeptanz der Urteile. Das Losverfahren wäre ein Fremdkörper im institutionellen Gefüge der Schweiz. In unserem System kommt das Los ausnahmsweise zum Einsatz, etwa wenn eine demokratische Personenwahl am Stimmengleichstand scheitert. Es ist sozusagen eine Notlösung.

Wieso ist aus Ihrer Sicht die Bundesversammlung das richtige Wahlgremium?
Die Wahl durch die Bundesversammlung führt zu einem demokratisch legitimierten Resultat und zu einer transparenten und repräsentativen Zusammensetzung des höchsten Gerichts. Mit dem aktuellen Wahlsystem ist es auch möglich, Kriterien wie Geschlecht, Sprache und regionale Herkunft zu berücksichtigen. Die Justiz-Initiative schreibt lediglich die ausgewogene Vertretung der Amtssprachen vor. Zudem besteht mit dem Losverfahren das Risiko, dass gewisse Parteien, Werthaltungen, Landesteile oder ein Geschlecht am Bundesgericht über längere Zeit stark über- oder untervertreten sind.

Unabhängig von der Justiz-Initiative: Gibt es Bestrebungen die Unabhängigkeit der Bundesrichterinnen und Bundesrichter noch stärker sicherzustellen?
Der Bundesrat hat immer gesagt, dass man über gewisse Reformen diskutieren kann. Man darf aber nicht vergessen, dass alle Ansätze in den letzten Jahren politisch chancenlos waren. Aber die Diskussion im Parlament ist im Gang, zum Beispiel über die Zulassung von Parteilosen oder über die Abschaffung der Abgabe an die Parteien, die Nationalrat Beat Walti angeregt hat.

Die Initianten propagieren das Losverfahren. Wenn es nicht um Justiz-Posten geht: Mögen Sie Lotto-Ziehungen oder Tombolas?
Ich spiele nicht. Bei Tombolas mache ich jeweils dann mit, wenn es um einen karitativen Zweck geht.

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PLR.Les Libéraux-Radicaux: "La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter s'engage pour un Non à l'initiative sur la justice. Pour elle, il est certain que l'indépendance de la justice est garantie en Suisse."

Le 28 novembre, nous voterons sur l’initiative sur la justice. L’indépendance de la justice suisse est-elle menacée dans le système actuel ?
Au contraire, le système actuel fonctionne bien. L’indépendance des tribunaux est protégée par la Constitution fédérale. Rien n’indique que les juges ne rendraient pas leurs jugements en toute indépendance. On s’en rend compte aussi à la grande confiance que la population a dans ses tribunaux. Dans l’enquête annuelle de l’EPFZ et du Center for Security Studies, de même que dans le Baromètre des préoccupations, les tribunaux sont toujours très bien notés. La confiance ne serait pas si grande si les juges n’étaient perçus que comme de simples marionnettes des partis politiques.

Les juges du Tribunal fédéral sont-ils trop dépendants des partis ?
Les juges fédéraux n’obéissent qu’au droit. Cette affirmation n’est pas qu’une belle théorie, on le voit à la confiance qu’exprime la population et au degré élevé d’acceptation des jugements rendus. Le Parlement a aussi montré qu’il ne se laissait pas intimider par des tentatives de pression : lorsque l’UDC a recommandé de ne pas réélire Yves Donzallaz, pourtant élu sous l’étiquette de ce parti, il a obtenu un meilleur score que lors de sa première élection. D’ailleurs, la loi n’impose pas que les juges soient affiliés à un parti, il s’agit d’une tradition dont le but est que toute la diversité des valeurs, opinions et courants politiques que l’on trouve dans la population soit également représentée dans les tribunaux. La Commission judiciaire a dit clairement qu’elle serait disposée à examiner des candidatures de personnes qui ne sont pas affiliées à un parti.

Que signifierait l’acceptation de l’initiative sur la justice pour la Suisse ?
Les juges du Tribunal fédéral ne seraient plus élus par l’Assemblée fédérale dans une procédure transparente et démocratique, mais désignés par tirage au sort. Le choix serait ainsi laissé au hasard. Une commission spécialisée indépendante examinerait les candidatures pour décider, selon les aptitude professionnelles et personnelles des prétendants, qui est admis à participer au tirage au sort. Les membres de cette commission spécialisée seraient nommés par le Conseil fédéral. Cela équivaut à un transfert de pouvoir du Parlement vers le Conseil fédéral et une commission d’experts.

Pourquoi le Conseil fédéral n’a-t-il pas proposé de contre-projet ?
Il est difficile de concevoir un contre-projet à une initiative dont on ne partage pas l’idée essentielle. Or le cœur de l’initiative sur la justice, c’est une procédure de tirage au sort. Et nous ne pouvons pas concevoir que les juges de notre cour suprême soient désignés par un tirage au sort. Ce ne seraient plus les meilleurs qui seraient élus, mais les plus chanceux. La légitimation démocratique du Tribunal fédéral s’en trouverait affaiblie et les arrêts qu’il rend seraient dès lors moins bien acceptés. Le tirage au sort serait un corps étranger dans les institutions suisses. Dans notre système, le sort n’intervient qu’à titre exceptionnel, par exemple lorsqu’il faut départager deux candidats qui ont obtenu exactement le même nombre de voix dans une élection personnelle démocratique. Il s’agit donc d’une solution de secours.

Pourquoi, de votre point de vue, l’Assemblée fédéral est-elle l’organe électoral approprié ?
L’élection par l’Assemblée fédérale garantit un résultat qui a une légitimité démocratique et une composition de la plus haute juridiction à la fois représentative et transparente. Le système actuel permet aussi de tenir compte de critères tels que le sexe, la langue ou l’origine régionale. L’initiative sur la justice ne prescrit qu’une représentation équitable des langues officielles. Avec l’initiative, le risque existe aussi que des partis, des valeurs, des régions ou un sexe soient fortement surreprésentés ou sous-représentés au Tribunal fédéral pour une longue durée.

En dehors de l’initiative sur la justice : des efforts sont-ils entrepris pour renforcer davantage encore l’indépendance des juges fédéraux ?
Le Conseil fédéral a toujours dit qu’on pouvait débattre de certaines réformes. Il faut toutefois rappeler que politiquement, aucune des pistes explorées ces dernières années n’avait la moindre chance. Mais la discussion au Parlement est en cours, par exemple sur l’admission de personnes non affiliée à un parti ou sur la suppression de la contribution des élus à leur parti, comme l’a proposé notre conseiller national Beat Walti.

Les auteurs de l’initiative défendent le tirage au sort. Si l’on ne parle pas de postes de juges : aimez-vous les tirages de lotos ou les tombolas ?
Je ne suis pas joueuse. Mais je participe toujours aux tombolas lorsqu’elles ont un but caritatif.

Info complementari

Dossier

  • Iniziativa sulla giustizia

    Attualmente i giudici del Tribunale federale sono eletti dal Parlamento. L’«Iniziativa sulla giustizia» chiedeva di sostituire questo sistema consolidato e trasparente con la designazione mediante sorteggio. Invece dei parlamentari democraticamente eletti, sarebbe stato il caso a decidere. Nella votazione del 28 novembre 2021 Popolo e Cantoni hanno respinto l’iniziativa.

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Ultima modifica 05.11.2021

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